« Moi c’est Fatma, je suis Technical Team Leader dans une entreprise pharmaceutique », indique Fatma, ancienne de l'EPHEC Tech en Électromécanique.
Aujourd’hui, Fatma gère une équipe de sept personnes et veille à un enjeu crucial : garantir que les équipements de laboratoire produisent des données fiables, conformes aux réglementations internationales. Un métier à la croisée de la technique, de la rigueur et du travail d’équipe.
« L’électromécanique, c’est comprendre comment tout fonctionne »
Pour expliquer son domaine, Fatma revient à l’essentiel : « L’électromécanique, c’est la rencontre entre l’électricité et la mécanique. »
D’un côté, l’électricité, souvent invisible et parfois intimidante. De l’autre, la mécanique, tout ce qui est mouvement, systèmes, machines.
« On apprend à faire fonctionner des équipements, à comprendre comment ils interagissent, comment les maîtriser », explique-t-elle. Un domaine extrêmement concret et présent partout : industrie, énergie, production, santé.
« J’ai toujours aimé construire, démonter, comprendre »
Si elle ne s’est pas orientée tout de suite vers l’électromécanique, certains signes étaient déjà là : « Depuis toute petite, je fabriquais des maquettes, je démontais des objets. J’aimais comprendre comment ça marchait. »
Elle explore d’abord d’autres voies,notamment artistiques et architecturales, avant de se rapprocher progressivement des aspects techniques.
Le déclic arrive lors de ses études : « C’est en faisant, avec mes mains, que j’ai compris que c’était fait pour moi. »
Une évidence qui s’impose
Une fois lancée en électromécanique, tout s’enchaîne naturellement. « Quand on aime, on ne voit pas le temps passer. Pour moi, c’était comme un jeu. »
Elle enchaîne ses années avec fluidité, portée par l’intérêt qu’elle trouve dans ses cours mais aussi par la pratique dans la formation.
Le stage joue un rôle clé : « J’ai découvert la réalité du terrain : la technique, mais aussi la communication, la gestion… »
Un déclic qui la pousse à aller plus loin.
Un métier concret, varié et recherché
Aujourd’hui, Fatma évolue dans le secteur pharmaceutique, où elle joue un rôle clé dans la validation des équipements : « On s’assure que les machines produisent des données fiables, conformes aux normes de chaque pays. » Un travail essentiel, notamment dans la production de vaccins.
Contrairement à certaines idées reçues, son métier ne se limite pas à des tâches administratives : « Ce n’est pas juste du réglementaire ou du papier. Il faut comprendre en profondeur les équipements. »
« Trouver un emploi ? Ça n’a pas été un problème »
Dans un secteur en pénurie, les opportunités sont nombreuses. « J’ai signé mon CDI avant même d’avoir mon diplôme », s'enthousiasme-t-elle.
Stages, rencontres avec des entreprises, réseau, autant d’éléments qui facilitent l’insertion professionnelle. Et aujourd’hui encore, elle le constate : « Trouver des profils formés et compétents, ce n’est pas si simple pour les entreprises. »
Un métier technique mais profondément humain
Au fil de son évolution, Fatma découvre une dimension parfois sous-estimée : « On pense qu’on travaille seul mais la coordination et la communication sont essentielles. »
Entre gestion d’équipe, projets collectifs et collaboration, son rôle est aussi humain que technique. Un équilibre qu’elle apprécie particulièrement : « Ce que j’aime le plus, c’est travailler à la fois avec les équipements et avec les personnes. »
Déconstruire les clichés
Fatma insiste sur plusieurs idées reçues autour de l’électromécanique. Non, ce n’est pas uniquement un métier manuel. Non, ce n’est pas réservé aux grandes industries. Et surtout… « Ce n’est pas un métier d’homme. »
Major de sa promotion, elle en est la preuve : « On a notre place partout. »
« Chaque problème a sa solution »
Son quotidien ? Des défis constants. « Ce n’est jamais répétitif. Il y a toujours de nouveaux problèmes et donc de nouvelles solutions. »
Avec une conviction forte : « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. »
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