Camille est infirmière au sein d’une équipe mobile à l’hôpital Saint-Michel et poursuit une spécialisation en pédiatrie. Très vite, elle résume son rôle avec une idée centrale : « Mes patients avant tout, et c’est tout. Quand je suis au travail, c’est mes patients et voilà. »

Au quotidien, elle alterne entre soins techniques, suivi des patients et accompagnement humain. Mais pour elle, le métier va bien au-delà des actes médicaux. « On n’est pas juste là pour faire des actes, on est là vraiment pour le côté humain », explique-t-elle.

Un métier loin des clichés

Comme beaucoup de soignants, Camille fait face à des idées reçues sur sa profession. « Les gens pensent qu’on est là pour les piqûres et les médicaments. Alors qu’en vrai, il y a tout l’accompagnement, l’éducation et le suivi », précise-t-elle.

Elle insiste sur le rôle crucial de réflexion clinique et de coordination étroite avec les équipes médicales : « On voit le patient toute la journée, donc on voit beaucoup plus de choses. »

Du sens dans les petits moments

Dans un métier parfois difficile, ce sont souvent les petites interactions qui donnent du sens au quotidien.

« Rien que quand les patients me remercient d’être passée cinq minutes pour parler avec eux, ça me rend fière. »

Elle évoque aussi les situations plus légères ou touchantes qui marquent une journée : « Voir un sourire ou un enfant qui rigole pendant quelques minutes, ça fait vraiment du bien au cœur. »

La révélation de la pédiatrie

Si Camille travaille aujourd’hui avec des enfants, ce n’était pas une évidence au départ : « À la base, je disais toujours que je n’aimais pas les enfants. Et puis en stage, j’ai ressenti un truc, que ma place était ici. »

« Tous les matins, je me levais en me disant : je vais y aller. Et j’étais contente d’y aller. »

Une expérience décisive qui a totalement changé son orientation professionnelle. Elle décrit aujourd'hui une profession intense, où la technique et le relationnel sont indissociables : « Dans le technique, on ajoute toujours du relationnel. Je ne fais pas un soin sans parler au patient. » Elle insiste aussi sur la richesse de l’apprentissage continu : « Ça fait deux ans que je travaille et j’apprends encore tous les jours. »

Son parcours à l'EPHEC

Laboratoire d'apprentissage

Le centre de simulation : apprendre avant de pratiquer

« Les cours de simulation, c’est vraiment quelque chose qui m’a beaucoup aidée. » Ces mises en situation réalistes permettent de se confronter aux gestes et aux réactions d'urgence sans pression réelle : « Ça nous aide à comprendre et à prendre des décisions, surtout pour le jugement clinique. »

Immersion précoce

« On est vraiment bien formés pour être sur le terrain très vite. Dès la première année, on a déjà des stages. »

Le stage intégré de 9 semaines

« On était pratiquement en autonomie, mais toujours encadrés. C’est là où j’ai vraiment compris ce que c’était d’être infirmière. »

Gagner en confiance

Grâce à cette alliance fine entre théorie, entraînement sur mannequins haute fidélité et autonomie encadrée sur le terrain, Camille a pu aborder le milieu hospitalier avec une grande expertise et adaptabilité.

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