Julien Fierens
Responsable du département Presse de l’EPHEC
« Ce que j’aime le plus, c’est la confiance et la liberté que me donne ma direction dans mon travail. »
Dans les coulisses de la Presse
Examens, documents, supports de cours, publications diverses… Une grande partie de ce qui est imprimé à l’EPHEC passe un jour ou l’autre par le département Presse.
Depuis deux ans, Julien en assure la responsabilité. En simplifiant, presque tout ce qui touche aux publications papier de l’école passe par lui, à l’exception des syllabus destinés aux étudiants.
Un métier que l’on remarque rarement lorsque tout fonctionne bien, mais qui demande au quotidien beaucoup d’organisation, d’anticipation et de coordination.
De la menuiserie à la Presse
L’arrivée de Julien à l’EPHEC ne faisait pas vraiment partie d’un plan tout tracé.
Avant de rejoindre l’école, il était professeur de menuiserie et d’ébénisterie dans l’enseignement secondaire.
Après une réduction budgétaire dans son établissement, il perd ses heures de cours. Un ami lui apprend alors que le responsable du service Presse de l’EPHEC va bientôt prendre sa retraite et l’encourage à déposer sa candidature.
Une opportunité inattendue, mais finalement cohérente avec son parcours professionnel avant l’enseignement.
Un rythme qui suit l’année académique
Difficile pour Julien de parler d’une véritable journée type. Les tâches et les priorités évoluent énormément selon les périodes de l’année.
Pendant les sessions d’examens, par exemple, une partie importante de son travail consiste à s’assurer que chaque étudiant, sur chaque site de l’EPHEC, reçoive bien les examens qu’il doit présenter.
Le reste de l’année, Julien jongle entre les petits travaux demandés par les enseignants, les syllabus et travaux de l’Enseignement pour Adultes et les nombreuses demandes qui viennent naturellement s’ajouter au quotidien.
Une organisation importante pour coordonner les différents sites, formations et groupes d’étudiants.
La confiance et la liberté que lui donne sa direction dans son travail.
Ce que représente réellement une année d’impression
L’une des facettes les moins connues du métier est sans doute l’ampleur des volumes traités par le département Presse.
sont imprimées chaque année par le département Presse de l’EPHEC.
représentent environ le volume annuel de papier.
peuvent parfois devoir être produits pour un seul cours.
« Il suffit de l’imprimer, ça ira vite. » Une phrase que Julien entend régulièrement… mais qui ne reflète pas toujours la réalité du travail derrière une impression.
Réduire les coûts sans renoncer à l’environnement
Parmi les projets dont Julien est particulièrement fier, il cite les négociations menées autour des consommables utilisés par la Presse.
Ce travail a permis de réduire fortement les coûts tout en maintenant l’utilisation de consommables respectueux de l’environnement.
Une facette du métier rarement visible, mais qui montre que gérer un département Presse ne consiste évidemment pas uniquement à lancer des impressions.
Une démarche qui s’inscrit aussi dans une réflexion plus large menée par l’EPHEC autour de la gestion responsable des ressources et de la transition écologique et sociale.
Découvrir la transition écologique et sociale à l’EPHECUne minute devient vite plusieurs heures
Prenons l’exemple d’un petit livret de comptes annuels.
Chaque exemplaire demande entre une et deux minutes de production. À première vue, cela semble rapide.
Mais lorsqu’un seul cours en nécessite 650, le temps de production prend immédiatement une autre dimension.
Derrière l’impression, il faut également penser à la préparation, au papier, aux machines, aux délais et à la distribution.
Musicien, biker, passionné d’histoire… et poète
Lorsque les machines s’arrêtent, Julien ne passe pas forcément en mode pause. Il décrit lui-même sa vie en dehors de l’EPHEC comme particulièrement remplie.
Julien partage son temps entre un groupe de musique, un club de bikers, une association de reconstitution historique des IXe et Xe siècles et l’écriture de poésie.
Lorsqu’on lui demande une chose que peu de gens savent sur lui, Julien explique avoir frôlé la mort à six reprises au cours de sa vie.
« Malgré tout ça, une chose me rassure : mes fils ne m’appellent pas encore Monsieur. »
Ce qui l’accompagne en dehors du travail
À lire
Julien recommande l’intégrale des poèmes d’Edgar Allan Poe.
À écouter
Julien écoute beaucoup de radios finlandaises… en finnois. Une recommandation qu’il reconnaît lui-même assez compliquée à partager !
Derrière des millions de pages, beaucoup plus qu’une simple impression
Organisation des examens, gestion des demandes, maîtrise des coûts, délais et choix des consommables : le travail de Julien est présent partout à l’EPHEC, même si une grande partie de ce qui se passe à la Presse reste invisible au quotidien.